vapala

À la mort

13 - La mort

À l’annonce de votre mort, disons un cancer, lorsque vous réalisez que vous avez accumulé toute votre vie sans vraiment en jouir, il vaut mieux être stupéfié.

Ce serait toute une vie qui s’effondrerait devant la mort… la réalisation qu’on ait beaucoup travaillé pour accumuler sans jamais en jouir vraiment… ou penser qu’on a bien joui… quand la vérité est qu’on a peu joui et qu’on est une peine à jouir.

Il est mieux d’éprouver une certaine euphorie dans ces cas-là. Ça permet d’éviter ou d’atténuer ce genre de réalisation.

Il vous faut demander, quémander ou exiger, dépendant du type de cayouin oncologue que vous avez, qu’il vous donne des opiacés des plus euphorisants. N’oubliez pas, il n’en a jamais pris, il en a seulement prescrit, il ne sait pas trop ce que ça fait comme magie dans l’âme.

Et comme vous souffrez, comme vous vous en allez, vous partez pour de bon, la gravité commande et vous exigez des bonbons de qualité!

Essayez l’euphorie avant de partir. Cela vous atténuera les réalisations nauséabondes de la vérité.

Retenez bien ceci pour quand vous aurez votre diagnostique: opiacés euphorisant svp docteur! Ne soyez surtout pas cheap sur la dose!